31 janv. 2007

La politique de la F1 en question

Ne faut t’il pas changé la politique de la F1 ?
La réponse est sûrement oui. Et suite a mon exposé sur les médias du futur pour la F1, je pense que je peux répondre à la question.

Tout d’abord le problème de la Formule 1 est connu, et il est double. Il s’appel Accord Concorde et Max Mosley.
Le premier, écris dans des temps anciens et mis à jour tous les cinq ans ne permettent pas de gérer l’évolution du monde qui nous entoure. D’un coté Bernie Ecclestone voulant préserver son trésor, et de l’autre les patrons des équipes qui pensent que Bernie les ont volés pendant 25 ans et qui veulent leurs parts du gâteau.
Les accords Concorde ont surtout un gros défaut, l’unanimité. En effet il faut que les 11 équipes, bientôt 12 soit d’accord sur un point de règlement, qu’il soit sportif, commercial ou encore d’emplacement de la bouteille de champagne sur le podium. J’exagère évidement pour la bouteille, mais rien ne se fait sans que tous les membres signent. En 2004, la réduction des essais n’a pu être appliquée parce que Jean Todt, au nom de Ferrari n’avait pas signé le papier, et il était le seul.
Donc je reprendrais la célèbre phrase de Bernie Ecclestone à propos des Accords Concorde : « vous voyez où la démocratie nous mène ? ».

Mon avis c’est qu’il faut simplement changé le principe et prendre la majorité. Après tout c’est comme cela partout ailleurs. Ce qui limite l’influence de certain patron envers la FIA.

Et c’est là que le bas blesse le plus. Depuis 1992 le réglement sportif a changé tous les ans. Certes pour plus de sécurité dans un premier temps, mais aussi pour réduire les coûts toujours plus élever. Mais ces coûts son l’œuvre des constructeurs que Bernie Ecclestone a attiré tout en pensant que son amis Mosley allait réussir à faire un règlement sportif adapté. Hors cela n’a jamais été le cas.
Les patrons sont de plus en plus puissants, faisant ce qu’ils veulent avec les pilotes, c’est nouveau d’ailleurs, ce qu’ils veulent de leurs finances au point de devenir déficitaire en fin d’année, bref les dérives du football européen frappe la F1. Plusieurs équipes sont mortes de cela. Alors pour se donner bonne conscience, la FIA a autorisé le retour de petite équipe, comme Super Aguri et Prodrive et aussi encouragé les constructeurs a vendre leurs moteurs. Mais sachez que la distribution de moteur et les créations d’équipe bis est simplement l’alternative trouvée par les constructeurs pour contourner le règlement stupide des moteurs, qui à force de changement font exposer les coûts. Donc 2 équipes permettent de faire deux fois plus d’essais pour la fiabilité. Merci la FIA.

Résultat, la F1 est devenu un business pur, car le règlement est tellement devenu restrictif que c’est la FIA qui dessine les F1 maintenant. Ces même règlements qui font qu’il y à 2 souffleries, 4 pilotes, 100 personnes sur les circuits et 750 employés dans chaque équipe. Tandis que les budgets ont explosés pour payer tout cela pour atteindre les 300 millions voir les 400 millions pour Mclaren en 2007.

Que les directeurs soit agent, cela a toujours existé, et existera toujours, malheureusement. Mais un règlement stable pour 5 ans, une plus grande ouverture sur l’aérodynamique et une qualification qui ressemble à quelques choses, car depuis 2002 elle a changée 4 ou 5 fois.

Dans l’ensemble la F1 a de bonne base, mais elle doit laisser la porte ouverte à des projets d’équipes et non faire comme Ferrari qui veut protéger ses 120 millions d’euros sur 5 ans que Bernie lui a promis à partir de 2008 et qui bloque toute arriver d’autre équipe car elle a peur de ne pas être payé. Et enfin avoir un vrai président qui ne change pas d’avis toute les heures et qui propose de vraies mesures et qui dispose d’une vraie indépendance technique, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.

30 janv. 2007

La révolution du sponsor secondaire

Tout évolue en Formule 1, surtout le sponsoring. Les équipes ont compris qu’un sponsor principal malgré les immenses sommes déboursés ne pouvait plus avoir toute la carrosserie comme dans les années 80. C’est alors que l’on a inventé le terme de Sponsor Secondaire.

Il n’y a pas de date précise sur l’arrivé du premier sponsor secondaire, qui n’était pas un pétrolier, mais l’on peut dire que Williams a été le premier en 1980 à définir ce nouveau type de sponsoring. En effet Saudia était le sponsor principal de l’équipe, mais TAG était aussi présent sur la FW07 de Alan Jones. Mais curieusement Williams n’a pas été copié.
Les grosses équipes de l’époque avaient un gros sponsor, un partenaire pétrolier et des petits sponsors ici et là.

Mais depuis 10 ans, le retour des sponsors secondaires revient. Ferrari et Mclaren ont été les premiers à le faire avec Aspey pour les rouges et Computer Associate pour les gris. Mais à l’époque les sommes étaient raisonnables, entre 6 millions de dollars et 12 millions de dollars. D’autres équipes suivront le mouvement en 1998.
Mais depuis 2000 le rythme s’accélère. L’équipe Prost GP avait un contrat avec Gauloise de 20 millions de dollars et avait signé un contrat secondaire de la même somme avec Yahoo ! Idem pour Arrows qui signa avec Orange pour 12 millions de dollars avec le rang de sponsor principal, alors que Eurobet a signé pour la même somme et n’était que le secondaire.

En 2002, Ferrari conclu avec Vodafone et plus rien ne sera comme avant. En effet le géant des télécoms voulait devenir sponsor principal d’une équipe. Mais la Scuderia a réussi à signée un contrat record de 150 millions de dollars pour 3 ans en temps que sponsor secondaire sur les F2002 avec une large présence. La somme passera à 80 millions en 2005 et 2006 tout les ans.
A la même époque, Allianz pour Williams donnait 20 millions de dollars, CA et Siemens pour Mclaren cumulaient 36 millions de dollars, tandis que d’autres avaient des sponsors secondaires de 15 millions de dollars environ par an.

Mais la F1 cette année est devenue un sport très riche. Alice et Martini chez Ferrari ont signés pour 35 millions de dollars. La banque Santander 50 millions de dollars pour Mclaren, Telefonica avant son retrait avait signé pour 40 millions, Williams négocie avec un sponsor pour la même somme en plus de AT&T son sponsor principal. Etc…
Tandis que Marlboro signe pour 175 millions en 2007 pour Ferrari, Vodafone 80 millions par an, ING pour 60 et AT&T pour 50 millions de dollars annuel.

Bref le sponsoring secondaire offre la même somme que le principal dix ans auparavant, pour moins de visibilité mais des prestations équivalentes. Une innovation de plus a rajoutée pour la Formule 1, et qui tend à prouver que l’innovation depuis 10 ans est plus marketing que technologique malheureusement.

29 janv. 2007

La Hollande, l'autre pays de la F1

Après les pilotes payants, une équipe et maintenant un gros sponsor comme ING, la Hollande est devenue un pays qui vit pour la F1 et qui investit des millions d’euros dans ce sport. Pourquoi les entreprises Hollandaise investissent en F1 ?

La F1 et les Pays-Bas se sont rencontré en 1994, quand le pilote Jos Verstappen arrive en F1 chez Benetton. Le pilote sera le seul à représenter son pays durant 10 ans et démarchera des sociétés hollandaises comme Philips, Trust, ou encore la société de paris Eurobet et Lost Boys. Pourtant ce petit pays sera organisateur d’un Grand prix durant presque 30 ans entre 1952 et 1984, mais aucun pilote de talent n’avait vraiment émergé en F1.
Le cas de Verstappen fera découvrir des vocations à la nouvelle génération comme Robert Doornbos et surtout Christian Albers.
Ces pilotes arrivés en 2005 en F1 sont à la base d’une véritable deutch connexion en F1.
Alors pourquoi les entreprises aident ces pilotes ?

Dans le cas de Trust par exemple le but était de profiter de la notoriété de Verstappen et surtout de la F1 pour se faire mieux connaître auprès du grand public. L’opération a réussi car le CA ayant augmenté de 25% entre 2003 et 2004 avec un gain de notoriété significatif.

Le cas de ING est similaire à d’autres sponsors. Annoncé il y a 15 jours par Renault comme partenaire financier principal de l’équipe durant trois ans a partir de 2007, et un chèque de €135m global, la banque surtout connu en France pour ses services par Internet et téléphone souhaite devenir une grande banque internationale et proposer ses produits financiers dans des pays où elle n’est pas présente. D’où son implication en F1, comme avant elle HSBC et le Crédit Suisse.
De plus ce qui est intéressant de constater c’est le dynamisme des filiales de grandes entreprises internationales qui investissent dans le sponsoring. Le cas de Lease Plan Hollande nouveau sponsor de Spyker l’année prochaine est un cas a retenir, tout comme les sociétés qui sponsorise Albers et Doornbos. Surtout RedBull Hollande pour ce dernier

L’arrive de Spyker est aussi intéressante car ce petit constructeur qui construit 50 voitures par an depuis 2000 dans sa nouvelle version, a racheté pour $100m l’équipe MidandF1, ex Jordan avec pour objectif de faire connaître sa marque de voiture de sport dans le monde entier et ainsi développer son réseaux de vente.

Finalement ce petit pays est extrêmement dynamique et investi de $100.000 à $60m par an sur ses pilotes ou des équipes pour se faire connaître durant une courte période. Un cas d’école que des entreprises Allemandes et maintenant Espagnoles imitent.

26 janv. 2007

Politique sponsoring à revoir pour Marlboro

Hier Marlboro, par le biais de sa maison mère Philip Morris, a annoncé que le sponsoring sur la nouvelle Ferrari ne sera pas uniquement « Tabagiste », mais qu’il utiliserait d’autres marques du groupe.

Philip Morris est une filiale de Altria, multinationale américaine, dont le titre à la bourse fait partie de l'indice Dow Jones. Elle possède les compagnies comme Philip Morris évidement et Kraft Foods qui possède un porte feuille de marque alimentaire connue comme les marques Toblerone, Jacques Vabre, Maxwell, Milka, etc.

C’est en faite un aveu d’échec de la part du sponsor principal de Ferrari qui pensait que sa publicité subliminale devait suffire à satisfaire les normes mondiales et surtout européenne anti tabac. Hors ce n’est pas le cas et l’entreprise américaine, dont le siège Européen est à Lausanne en Suisse, c’est vue recevoir un message d’avertissement après la présentation de la F2007 la semaine dernière.

Marlboro va investir 175 millions de dollars cette année pour Ferrari, et le montrant de ce sponsoring évoluera jusqu'à atteindre 215 millions de dollars en 2011. Pour le cigarettier il faut maintenant trouver une marque ayant le rouge, le banc et le noir en couleur dominante, les marques de café de type Jacques Vabre et Maxwell tienne la corde pour concurrencés Nespresso qui fait une belle percée depuis 2 ans dans le marché du sponsoring sportif et publicitaire.

Alors de là à voir Kimi Raikkonen faire le remake de « El Gringo, il est bon ton café », célèbre publicité française dans les années 80/90, il n’y a qu’un pas, mais plus qu’un pas, c’est une main que Altira tendra aux autorités anti tabac pour montrer sa bonne fois.

RedBull RB3 présentée

La voici, enfin dira t'on, car la nouvelle machine crée par Adrian Newey est trés attendue cette année.

L'objectif est le Top 5 du championnat du monde des constructeurs et 2 podiums avec pourquoi pas une victoire ?

25 janv. 2007

L'avenir média de la Formule 1

L’arrivé du CVC à la tête de la F1 relance de nombreux sujet pour accroître encore plus la rentabilité de la Formule 1. Des sujets pour la plupart mis au placard de l’histoire en début des années 2000, mais qui pourrait d’ici 2 à 10 ans ressortir pour le plus grand plaisir du consommateur F1 et surtout du porte monnaie du nouveau propriétaire de la F1.

Lorsque le groupe Kirch avait racheté en 2001, la SLEC de Bernie Ecclestone, l’empire de l’allemand était basé sur la télévision payante. A l’époque beaucoup de patron d’écurie, soudain pris par l’angoisse de se voir coupé du public par le projet de télévision Peer to peer de Kirch, avait demander des solutions alternatives à Bernie Ecclestone pour accroître leurs revenus financiers.

D’abords les droits pour les radios hertziennes ont explosés, RMC payant 300.000 euros l’année, alors que le droit était de 60.000 euros auparavant. Et aussi l’accès payant au journaliste de presse écrite.

Hors ce dernier point a soulevé beaucoup de protestations. Comme souvent, la presse écrite prétextant que si on faisait payer ses journalistes pour avoir accès à l’information, ceci était ni plus ni moins un pour eux l’empêchement à la liberté d’informé. Kirch, en soucis financier n’a pas insisté.

A l’époque, lors des Jeux Olympique de 2000 à Sydney, le média américain CBS qui a les droits exclusifs des jeux a fait payé les connexions Internet aux journalistes de presse écrite et de radio. 5 euros l’heure à l’époque. L’idée de Kirch était de faire la même chose, car en plus de la presse écrite, les sites Internet commençaient à pointer leurs nez.

Autre projet plus récent pour la F1 : la VOD, alias la vidéo à la demande. Remplaçant le Peer to Peer avantageusement, la VOD permet de gagner de l’argent via Internet. La NBA diffuse ses matchs sur Google Vidéo pour 5 euros, et 1 millions de personnes dans le monde téléchargent régulièrement les matchs de LeBron James.
Il n’est donc pas à exclure que d’ici 2 ans nous pourrions télécharger un GP le lendemain voir quelques jours après sur Internet.

Enfin le dernier point de croissance est la télévision mobile. Pour le moment à l’age de pierre, ce type de média permettra de voir des résumés de courses, des reportages et autre best of et zapping d’une course de F1. Le tout pour un abonnement avec option de 10 euros supplémentaires. Les résultats de la coupe du monde de Football 2006 reste encourageants. 1 milliards d’euros de chiffre d’affaire est l’estimation des revenus que peut tiré la F1 de ce type de produit tout les ans, d’après un cabinet de conseil média.

Le CVC n’a pas le choix, La F1 doit évoluer son modèle économique basé sur les revenus TV pour moitié. Le salut passera par Internet, les mobiles, les produits dérivés.

24 janv. 2007

Le retrait de Telefonica

La semaine dernière la marque de Télécom Espagnol Telefonica annonçait qu’elle ne prolongerait pas son partenariat avec Renault. Pourtant une prolongation a été conclue en Septembre.

Telefonica est arrivé en F1 en 1999 comme sponsor sur le capot moteur des Minardi. En 2000 une large campagne de sponsoring dans le sport automobile de 100 millions de dollars a été réalisée, mais vite stoppée. En effet l’entreprise accusait un déficit de plusieurs milliards et décida de se concentrer sur le MotoGP et quelques opérations individuelles.
Le phénomène Alonso en 2003 provoquera son retour comme sponsor. Un partenariat de 18 millions de dollars par an jusqu’en 2006 a été signé et Alonso touchera 1,5 millions d’euros par an sur la même période en sponsoring personnel.

Pourtant malgré un chiffre d’affaire en 2004 de 18 milliards d’euros qui est passé à 48 milliards d’euros en 2006 et presque 10 milliards de bénéfice, l’opérateur décide de ne pas honorer son contrat de deux ans pour 60 millions d’euros.
La raison de l’état major Espagnol reste inconnue et se concentre sur le sponsoring du GP d’Espagne à hauteur de 10 millions d’euros par an.

En faite nous le voyons bien que ce n’est pas une histoire d’argent, comme HP à l’époque de Williams. Non le mal est plus profond.
Il remonte à Décembre 2005, lorsque Fernando Alonso signa pour l’équipe Mclaren Mercedes, sponsorisé par l’ennemie intime de Téléfonica : Vodafone.
En effet la campagne de promotion de la marque rouge a été très impressionnante et les hommes du marketing du numéro un mondial du téléphone mobile ressemble à ce qu’ils avaient fait avec David Beckham en 2002.
En effet l’effet Alonso permettra selon les prévisions de faire vendre 300.000 téléphones mobiles 3G en Espagne et en Europe.

De plus, une des conditions de départ du maintien de Telefonica chez Renault était dû à l’embauche d’un Espagnol ou d’un Sud Américain. Montoya était le pilote idéal est fortement désiré par le sponsor Ibérique Hors Flavio Briatore n’avait pas jugé bon le talent du Colombien, embêté par son contrat avec Kovalainen et celui de Fisischella.
Pour Téléfonica, absent du marché Italien, Fisichella n’est pas vendeur. Kovalainen, Finlandais de son état, pouvait correspondre à l’image de O², la deuxième marque du groupe Espagnol, mais son image n’a pas été jugé vendeuse.

Finalement Telefonica et 0² ne seront plus présent en F1. Le manque de personnalité des pilotes et l’image qu’il véhicule ne pèse pas assez lourd face à Fernando Alonso. D’ailleurs suite à l’annonce du retrait de la marque du sponsoring de Renault, l’action Téléfonica a progressée de 0.7%.

23 janv. 2007

Saga des projets avortés : DAMS

La Formule Un est riche en histoires réussies, mais aussi en projets avortés. L’équipe DAMS à la fin de l’année 1995 est un premier exemple de la Saga des projets avortés.

Après la mort de l’équipe Larousse, l’espoir de voir une nouvelle équipe tricolore en Formule 1 renaît en Octobre 1995. Sur le circuit du Mans, l’équipe DAMS présente sa première F1, la GD01, conçue par Claude Galopin qui a travaillé pour Ligier et AGS en F1, en collaboration avec Reynard pour la construction.
Jean Paul Driot, le patron de DAMS avait réuni 50% du budget et comptait sur la présentation officielle de sa monoplace pour convaincre d’autres sponsors. En vain. La GD01 retrouvera les garages et l’équipe replongera la mort dans l’âme en F3000 monotype.

Le projet de Driot était assez bon, mais était tombé dans une période critique en France où tout est bloqué : Les élections présidentielles.
En plus Driot, contrairement à Alain Prost, n’a pas d’appuis politiques et les pouvoirs publics de droite préféraient le projet Prost.
Driot avait pourtant réunis 8 millions d’euros de budget et prévoyait le double pour débuter calmement la saison 1996.A l'époque l'équipe Ligier disposait d'un budget de 23 millions d'euros par exemple. Mais ELF n’a pas voulu mettre plus d’argent dans l’équipe, surtout qu’à l’époque le pétrolier Français était dans la tourmente et une rumeur dans les marchés financiers indiquait une fusion avec Total- Fina. Exit la rallonge de ELF. Et c’est la fin de l’équipe. Bouygues Télécom, Motorola et un groupe Hollandais devaient suivre, avec la condition que le pétrolier français soit plus fortement présent dans l’équipe pour la première année.

Eric Comas a essayé la voiture propulsée par le V8 Cosworth ED. Mais l’équipe avait juste un défaut et c’est Jean Paul Driot qui le dis lui-même : « La F1, avec l’arrivé du binôme Mosley – Ecclestone, se tourne vers l’Angleterre pour le « motor racing », car ils ont monté autour de Silverstone un pôle de préparateurs, de sous traitants… très puissant et incontournable. Il n’y a rien de comparable en France (…) Aujourd’hui plus que jamais, la culture du sport auto est britannique. Si DAMS était née près de Silverstone, elle aurait fait une carrière comme Jordan. »

DAMS c’est donc l’histoire d’un projet arrivé au mauvais moment en France et qui a souffert de la fin de ELF en terme de sponsoring sportif dans le sport automobile.
Comme quoi, dans notre beau pays la conjoncture rend trop dépendant des projets qui méritaient sûrement leurs chances.

22 janv. 2007

Williams et les idées reçues

Suite au commentaire de notre ami anonyme Mercredi dernier.

L’équipe pilote Williams de l’année 2007 n’est pas une équipe de pilote qui coûte chère. Mais contrairement à l’idée reçue, Williams est certes une équipe radine, mais qui à plusieurs reprises a dépensée des sommes importantes pour ses pilotes.

Alors oui, Rosberg a été viré de chez Williams parce qu’il demandait 1 millions de dollars, oui Piquet a été viré deux ans plus tard car après son titre il avait demandé une hausse de salaire.
Oui Mansell a demandé 23 millions de dollars pour 1993, oui Damon Hill voulait passer de 7 à 12 millions de dollars de salaire après son titre 1996, oui enfin Ralf Schumacher demandait 16 millions de dollars pour rester dans l’équipe après 2004.

Mais à plusieurs reprises, l’équipe Williams a plutôt bien payé ses pilotes.
Reutemann, pilote très performant n’a-t-il pas gagné un salaire de 750.000$ en 1980 et 1981, alors que Jones lui, ne touchait que 500.000$ ?
Piquet n’a-t-il pas gagné 5 millions de dollars en 1986 et en 1987 Mansell n’a-t-il pas touché le même salaire que son équipier Piquet ?

Lorsque Nelson Piquet est arrivé de chez Brabham, il était déjà double champion du monde et il demanda 3 millions d’euros de salaire, plus 10.000 euros par point, lorsqu’en 1987 il gagna son 3ème titre, le brésilien demanda une hausse de salaire légitime de 2 millions d’euros. Refusée par Williams qui payait déjà Mansell 5 millions de dollars en 1987 et 1988.
Quand Mansell, après avoir annoncé sa retraite en 1990, est revenu dans l’équipe Williams, il gagnait 10 millions de dollars, soit presque autant que Prost et Senna. Et en 1994 il gagnait 1 millions de dollars par course disputé (il en a fait 4), plus un contrat stipulant qu’il gagnerait toujours 1 million de $ par course en 1995. Il n’a jamais piloté pour Williams en 1995, mais a touché 17 millions de dollars de salaire.

Quand en 1996, Jacques Villeneuve est arrivé chez Williams, le pilote a signé son contrat avant d’avoir essayé une F1. Le Québécois était payé 6 millions de dollars en 1996 et 1997, avant de passé à 8 millions de dollars en 1998.
Alex Zanardi devait remplacer Villeneuve dans le cœur de Franck Williams, en vains, malgré un contrat de 2 ans et un salaire annuel de 6 millions de dollars. Alors que Ralf Schumacher ne gagnait que 2 millions de dollars en 1999.
En 2000, Jenson Button venait de la F3, où il avait terminé 3ème. Il signera un contrat de 5 ans de 10 millions de dollars, c'est-à-dire que Williams a payé Button 2 millions de dollars en 2000, alors qu’il n’avait aucune expérience.
Quand Ralf Schumacher en 2001 a été la cible d’approche de la part de Toyota, Mclaren et Renault, Williams n’a pas hésité à lui offrir 10 millions de dollars par an durant 3 ans.
Mais quand l’Allemand demanda 16 millions de dollars, Sir Franck Williams lui proposa de le payé 6 millions en salaire et 10 millions en prime de résultat.
Mark Webber entre 2005 et 2006 a été payé 6 millions de dollars par an, alors qu’il n’a jamais gagné une course ni fait plus d’un podium dans sa carrière sportive. C’est autant que Alonso en 2004, avec une victoire au palmarès.

17 janv. 2007

Message à caractère informatif

Mes amis,

Depuis plusieurs mois, suite à mon départ d’un certain site, je subis de multiple attaque.
Ici sur ce blog, ailleurs sur le bouche à oreille, et envers mes amis proches et relation professionnelle.
Je dois vous dire que je n’en peux plus de tout ce stress cumuler depuis de longue semaine.
Dernièrement des événements sont allez trop loin, Ce site m’interdit de vivre et raconte des histoires fausses à mon égard.

Hier j’ai perdu un ami à cause de cela. La décision a été difficile à prendre, mais je ne veux plus que dans 1 mois, 1 ans ou 1 semaine, cela me revienne en pleine figure.

J’ai décidé de prendre du recul sur ce blog suite à ses histoires, je posterais moins souvent sur mon blog, malheureusement pour vous.
Je sais que c’est égoïste de ma part de faire cela, je sais que vous êtes aussi de plus en plus nombreux à me lire et je remercie de tout mon cœur pour cela.

Rassurez vous je reviendrais très vite et je serais bien présent pour le début de la saison.

Liste des Line Up 2007

Après la présentation des Toyota, Ferrari, Mclaren et BMW, à voir tous ces changements, essayons d’évaluer financièrement chaque line up :

Renault : Fisichella et Kovalainen : 10 millions de dollars
Ferrari : Raikkonen et Massa : 60 millions de dollars
Mclaren : Alonso et Hamilton : 31 millions de dollars
Honda : Button et Barrichello : 35 millions de dollars
BMW : Heidfeld et Kubica : 11 millions de dollars
Toyota : R. Schumacher et Trulli : 35 millions de dollars
Red Bull : Coulthard et Webber : 23 millions de dollars
Williams : Wurz et Rosberg : 5 millions de dollars
Spyker : Albers et Sutil : 750.000 dollars
Super Aguri : Sato et Davidson : 5 millions de dollars

L’équipe Toro Rosso n’ayant pas encore donnée son équipe de pilote.

16 janv. 2007

La F1 victime des Fonds

La Formule 1 a été définitivement rachetée par le CVC ce mois ci mais en contractant de la dette. C’est la fin d’un feuilleton financier débuté en Avril 1999 et le début d’un autre.

1997, Bernie Ecclestone décide de coté en bourse la FOA (Formula One Association), via la SLEC. Au départ le groupe est estimé à 2 milliards de dollars.
En Avril 1999, la banque américaine Morgan Grenfell, après un bras de fer qui aura duré six mois, prend 12,5% de la SLEC (société détentrice des droits totaux) pour 300 millions de dollars. En fin d’année 1999, un établissement privé américain s’emparera des 37,5% restant pour 700 millions de dollars.
La prise de pouvoir des banques marque aussi le début des ennuis pour Ecclestone qui était condamné à le faire. Car ayant contracter un prêt de 1,4 milliards de dollars auprès d’une banque hollandaise, bref la F1 était endettée.

La F1 a été vendue pour 2,5 milliards et 75% à la société allemande EM.TV qui cédera ses parts quelques mois plus tard à l’empire de Léo Kirch, qui lui-même fera faillite 8 mois plus tard. Ce sont donc les banques créditrices de l’empire de l’allemand qui se retrouve à diriger la F1.
Après de multiples coups, Ecclestone voulait redevenir propriétaire de son bien à moindre prix.

Mais les banques voulaient trouver un repreneur solvable. Après tout la SLEC avait un chiffre d’affaire de 1 milliard de dollars par an en moyenne et la part qu’ils détenaient n’avait pas perdue de sa valeur.
Un groupe Chinois, en proposera 1,4 milliards de dollars, mais Ecclestone refusa car ce groupe était inconnu et finalement mafieux.
Reste l’arrivé de CVC, établissement spécialisé dans les droits sportifs, qui avait déjà obtenu ceux du MotoGP quelques années auparavant.
Les 75% des banques furent cédés pour moins de 1 milliards de dollars.

Hier, SportBusiness, estimable journal sur la question, indique que la CVC a contractée un prêt de 2,9 milliards de dollars pour devenir propriétaire de la Formule 1 et investir sur le court terme.
Hors ce type de procédé ressemble beaucoup à ceux qu’utilise les fonds de pensions qui contractent des prêts à taux élever, fond payer les intérêts à la société qu’ils ont rachetée, tout en ayant débourser qu’un faible capital au départ.
Et c’est tout à fait le cas, d’après SportBusiness, la société qui coiffe la F1 tout entière s’appel Alpha Prema et c’est elle qui s’occupera de l’intérêt.
Ecclestone est toujours présent dans le capital de l’entreprise avec 25%, tout comme la banque Lehman Brother qui détient 14%, le reste appartient à la CVC.

La F1 n’a pas fini de changer de main dans les années avenirs…

12 janv. 2007

La Formule 1 à l'ère Internet

Tous les ans, entre Janvier et Février, le même rituel des présentations des nouvelles monoplaces.
Nous avons tout vécu en terme de présentation: dans un théâtre romain, au bord d’un circuit, dans une gare ou une usine, voir dans un magasin londonien ou à Venise. Hors cette année une détail reste intéressant à relever : les présentations sur Internet.

Hier Toyota avait présenté via
son site Internet sa nouvelle TF107, et dans la soirée, l’équipe BMW Sauber a annoncé qu’elle présentera sa nouvelle machine la F1.07 sur son site Internet aussi.

Cette année les présentations seront plus originales,peut être à cause du grand changement que beaucoup d’équipe ont opérées ces derniers mois.
Ferrari pourrait présenter sa voiture sans la présenter, Mclaren présentera sa voiture dans une manifestation dans les rue de Valences, Red Bull qui nous prépare une méga fête à Melbourne, Honda qui va présenter deux fois sa voiture. et Renault qui réalise un buzz en diffusant des photos volées de sa R27.


Bref 2007 marque une révolution marketing dans ce rituel guère innovant.
Par le passé, Benetton avait présenté sa voiture dans un Hard Rock Café de Londres, Mclaren avait organisé un mini concert lors de la présentation de sa nouvelle voiture. Mais le reste était des présentations sur circuit, guère intéressantes et peut attrayante pour les fans.

En 2004, faute d’argent surtout, l’équipe Jaguar avait présentée sa monoplace sur Internet. Un coup d’essais qui c’était révélé à l’époque un coup de maître et qui a fait parler de l’équipe anglaise durant plusieurs semaines. Mais par la suite, aucunes autres équipes n’avaient proposées ce type de présentation.

Les récents sondages sur la Formule 1, initiés par la FIA ont démontrés que les équipes et les pilotes devaient être plus prêt des fans, et la solution Internet permet de répondre en partie à cette demande, car après tout, tout le monde peut voir sur son PC une présentation en direct.

11 janv. 2007

ProdriveF1, l'équipe mystère

A l’approche de la nouvelle saison, toutes les équipes se préparent secrètement. Renault fait rouler sa R27 à Silverstone, Ferrari ferra roulé sa « F2007 » Lundi, bref tout le monde est sur le pied de guerre pour la nouvelle saison. Toute sauf une, qui n’a pas l’air de vouloir préparer son échéance avenir : Prodrive.

Durant l’hiver 2006, la FIA a choisis ce qui allait devenir la 12ème écurie de F1 sur le plateau. Une dizaine de projet furent présenter, dont celui de Penske, Direxiv, Jordan, Pollock etc…
Pourtant à la surprise générale, ce fut le projet de David Richards, ancien responsable de l’équipe BAR Honda qui remporte la compétition. L’équipe Prodrive F1 sera dont la 12ème équipe du plateau.

Hors le projet, qui pouvait être prometteur après une année d’observation, ne l’est plus vraiment. C’est même un cauchemar pour la FIA et Bernie Ecclestone.

En Juillet, Prodrive, qui ne souhaite pas fabriquer son châssis, demande à l’équipe Mclaren Mercedes de lui vendre un ensemble complet de la MP4-21 voir de la MP4-22 pour 2008, c'est-à-dire des châssis et des moteurs.
Après plusieurs jours, Ron Dennis décide que le projet n’est pas viable, car la FIA n’avait pas encore clarifié la question des ventes de châssis.
Mais l’approche de Richards, met la puce à l’oreille à Dennis et Mercedes qui décide de concert de racheter Prodrive, en tout cas ses droits FIA.

Le projet sera abandonné juste avant le GP d’Allemagne, fin juillet, d’après le livre d’or de la F1 de Renaud de Laborderie.

En effet, après l’épisode Mclaren, Bernie Ecclestone semble agacé par Prodrive qu’il dénonce : « l’équipe fait de la non poursuite de sponsor », bref le projet Prodrive est au point mort.
C’est alors que Greg Pollock est convoqué dans le motor home d’Ecclestone lors de ce fameux GP d’Allemagne, pour lui demander d’étudier un plan de reprise dans les 6 mois, soit jusqu’a Janvier 2007, en précisant : « Si vous ne pouvez pas, moi j’y vais ! »

En Novembre/Décembre, le magazine BusinessF1 estime que le budget de l’équipe Prodrive en 2008 sera de 80 millions de dollars. Mais la question soulevée est de savoir, avec quel argent ? Sachant que les droits télévisuel qu’elle touchera n’iront pas au-delà de 20 millions de dollars environs.

A ce jour, rien ne filtre du projet Prodrive, pas d’annonce de sponsor, ni de partenariat avec un constructeur, malgré des discutions avec BMW entreprise en Septembre 2006, pas de logo. Juste une vue d'artiste d'une usine.

Et si ProdriveF1 était un moyen de faire des bénéfices sans avoir à dépenser un seul centime ?

10 janv. 2007

Mclaren a vendu 30% de son capital

L’équipe Mclaren n’en fini pas de communiqué depuis plusieurs semaines, mais l’annonce parut hier est la plus intéressante.

En effet tous les médias anglais en parlent. Ron Dennis et Mansour Ojjeh ont vendu 30% de l'équipe. Pour une somme tenu secrète mais que l’on peu évaluée à 500 millions de dollars minimum.
La nouvelle répartition sera de 15% pour Dennis et TAG Group, 30% à
Mumtalakat Holding Company et 40% pour Mercedes.

En 1997, après avoir déclaré un chiffre d’affaire de 230 millions d’euros, la rumeur de rachat de l’équipe par Mercedes a surgit. Le projet de Mercedes était de construire une voiture de sport et surtout construire une gamme de voiture de sport. Après avoir gagné les titres en 1998 et le titre pilote en 1999, le Groupe TAG et Ron Dennis, décident de vendre respectivement 30% et 10% des parts qu’ils avaient dans le groupe Mclaren pour 480 millions de dollars de l’époque.
Une partie de cette argent a servit à financer l’usine Mclaren.

Depuis ce rachat, des rumeurs récurrentes annonçaient tout les ans que la marque à l’étoile pourrait reprendre les 30% de Mansour Ojjeh pour devenir le maître a bord. Hors, dans l’accord de 1999, il est clair que Ron Dennis a verrouillé le capital de son équipe et que Mansour Ojjeh ne pourra pas vendre ses parts en totalité.

En 2006, plusieurs déclarations dans la presse allemande faisaient état d’un rachat prochain de l’équipe Mclaren par Mercedes, sur le même modèle que BMW, le grand rival, avait fait avec Sauber.
Hors c’est une holding d’Etat de Barhain qui s’invite dans le
capital de Mclaren Group.

Mumtalakat Holding Company est une holding d’Etat, qui détient la compagnie Gulf Air et d’autre actif important de l’émir de Barhain.

9 janv. 2007

Mclaren, le film ?

Des films sur la F1, a part quelques exceptions dans les années 60, il n’y en a eut très peu, pourtant après le projet sur Ayrton Senna dont on nous parle depuis 10 ans maintenant, un autre projet pourrait voir le jour :

Selon le site GrandPrix.com, il se dit qu’un projet sur la vie de Bruce Mclaren est sur le point d’être réalisé en Nouvelle Zélande.
Ce film devrait être produit par les producteurs indépendants qui avaient participés au financement de la trilogie du Seigneur des Anneaux. Les succès de ses films, oscarisés de surcroît, a permit un afflux de touriste dans l’île et un studio a été crée sur place : Wingnut Films. Ce studio a permis de crée King Kong en 2005 et un autre projet, toujours réalisé par Peter Jackson.

Une inconnue réside pourtant dans le projet Mclaren, à savoir si le réalisateur de King Kong sera le metteur en scène ou si un autre studio se chargera de sa mise en œuvre, vu la croissance de cette industrie du film en Nouvelle Zélande.

Réponse bientôt

8 janv. 2007

Entre part d'image et de pilotage

Dernièrement cela ne vous a pas échappé, les salaires des pilotes de Formule 1 ont explosés. Pourtant un phénomène échappe dans cette inflation, alors que nous sommes au 21ème siècle : L’image.

En effet l’image est une nouvelle composante dans l’évaluation d’un salaire pour un sportif. Plus celui-ci est connu, à une réputation, mieux la part d’image dans son salaire est importante.

En Formule 1, dans les années 70, Jackie Stewart était payé 1 millions de dollars en 1973 sous prétexte que la Formule 1 était un sport dangereux et que cela valait bien cette somme là.
Depuis toujours, les équipes payent leurs pilotes en fonction de leurs prestations de pilote. Mais les années 80 et l’arrivée des médias en masse, et surtout de la télévision privée, va modifier la donne et introduire la composante de l’image dans le salaire.
En 1981, Niki Lauda n’avait t’il pas demandé à Ron Dennis 3 millions de dollars ?
Pour l’autrichien l’équation était simple : « pour mes prestations de pilote vous me payez 1$, mais pour image ce sera 3 millions de dollars ».
Lauda avait introduit l’image dans les salaires des pilotes qui deviendront de véritable star du petit écran.
Grâce a cela, Ayrton Senna a pu obtenir 8 millions de dollars de salaire en 1988, sans avoir gagné un titre, alors que Nelson Piquet, triple champion du monde gagnait 5 millions de dollars l’année d’avant chez Williams.

En faite la part de l’image dans les salaires des pilotes a été durant 20 ans de 40% maximum. C'est-à-dire que les pilotes étaient encore jugés sur leur prestation de pilotage pour augmenter leur salaire.
En 1992, Nigel Mansell, gagne 12 millions de dollars chez Williams pour son titre, une fois le titre gagné il a demandé 23 millions de dollars.
Mais l’inflation des salaires au début des années 90 inquiète, Flavio Briatore qui fait signé une charte en 1992 sur les salaires.
Pour le patron italien de l’équipe Benetton, un pilote ne doit pas gagner plus de 6 millions de dollars par an en prestation pilote.
Une charte qu’il appliquera à la lette puisque en 1995, Benetton payera Michael Schumacher 10 millions de dollars, ce qui signifie que Schumacher était payé 6 millions pour ses prestations de pilotes et 4 millions pour son image de jeune champion, héritier de Senna et Prost.

Le ratio 40% image, et 60% pilotage a donc été la norme durant 20 ans, jusqu'aux années 2000.
A l’heure de l’ère de la communication a inversé ce ratio. Surtout depuis l’arrivé du baby boom de 2000 initier par Jenson Button.
L’anglais en 2007 sera payé 20 millions de dollars par l’équipe Honda, alors qu’il n’a gagné qu’une victoire dans sa carrière. Mais Button est une star en Angleterre et en Chine où il est présent sur les magazines et la presse a scandale pour ses frasques amoureuses. Pour lui, le ratio est 60% d’image et 40% de pilotage.
Idem pour Raikkonen qui bénéficie d’une belle réputation au volant, mais qui fait aussi la joie de la presse à scandale scandinave et il est adulé par les Japonaise qui aime ce beau blond. Le Finlandais a le même ratio que Button sur ton salaire de 25 millions (net) qu’il touchera chez Ferrari en 2007.

Le cas de Alonso reste intéressant, car dans la logique Briatore. Pour le manager italien, un pilote est un pilote et son image ne doit pas intervenir dans le salaire, surtout quand c’est l’équipe qui fait de lui une star. C’est le cas de Alonso et de Renault.
La progression de salaire du champion du monde 2005 et 2006 est assez calme : 4 millions en 2003, 6 millions en 2004, 9 millions en 2005 et 12 millions en 2006. Alors que sur la même période, Button touchait en 2003, 3 millions, en 2004 : 9 millions, en 2005 : 10 millions et en 2006 : 20 millions de dollars.
En faite Briatore a payé Alonso sur ses seules prestations de pilote. Mais quand on regarde bien le futur salaire de l’espagnol chez Mclaren qui sera de 30 millions de dollars par an. On constate que les 40% de prestations pilotes payés par Mclaren représentent 12 millions de dollars. Mais vu que Alonso est une star en Espagne, qu’il est très connu en France, en Amérique latine et en Asie avec son statut de Champion du monde, sa part d’image atteint 18 millions de dollars sur son salaire.

Ce ratio est estimatif, mais l’image permet de justifier une inflation de salaire. Quand en 2002, Zinedine Zidane est transféré 75 millions d’euros au Real Madrid, son image était brillante et Zizou était à l’époque le meilleur joueur du monde, la part d’image dans ce transfert était de 45 millions d’euros. 30 millions d’euros était la part des prestations de joueurs. Ce qui faisait quand même de lui le footballeur le plus cher de l’histoire.

5 janv. 2007

Le nouvel ordre de la Formule 1 2007

La saison 2006 a été riche en épisode sportif et surtout économique. Les transferts ont été au centre de beaucoup de discutions et resterons maintenant un des sujets de conversation quand ont parlera de Formule Un à l’avenir.
Pour comprendre ce mouvement des transferts, TomorrowNewsF1 vous propose un livre :
Le Nouvel Ordre de la Formule 1 2007.

Ce livre traite de tous les transferts de la Formule 1.
En choisissant son écurie pour 2007, Fernando Alonso, double champion du monde, ne pensait pas qu’il a été à la base d’un véritable changement. En l’espace d’une année, tout a changé. Avec
LE NOUVEL ORDRE DE LA FORMULE 1 2007, un ouvrage d’investigation de Marc Limacher, les véritables raisons de tous les transferts remontent à la surface, à destination de l’opinion.
En découvrant la face cachée de la Formule 1, celle des agents de pilotes, et des propriétaires d’écuries. De Fernando Alonso en passant par l’équipe Spyker le livre
LE NOUVEL ORDRE DE LA FORMULE 1 2007 se lit comme un thriller économico- sportif où se croisent de nombreux personnages de la Formule 1. En définitive, avec ce document, le lecteur accède aux zones d’ombres les plus secrètes de la Formule 1.

4 janv. 2007

Fernando Alonso, l'homme qui valait 30 millions d'euros

Selon le quotidien sportif "AS", le nouveau pilote McLaren, Fernando Alonso, ferait un joli bon en avant dans la hiérarchie des revenus dans le classement des sportifs les plus payés de l’année 2007.

Le double champion du monde espagnol va gagner 30 millions d'euros par an ($40m) chez McLaren, a affirmé le quotidien sportif espagnol "AS".
Cet énorme revenu le placera largement en tête des pilotes de F1 les mieux payés cette saison, devant le nouveau pilote de Ferrari, Kimi Raikkonen, avec 19 millions d'euros ($25m), ajoute «AS». Pourtant quelques précisions sont a données

Raikkonen va gagner l'année prochaine dans son compte en banque 25 millions de dollars, soit 50% du salaire de 50 millions annoncés. Le salaire du nouveau pilote Ferrari ne comprend pas de sponsor personnel, car les agents du pilote Finlandais s’y refusent et le pilote lui-même ne le désire pas.

Ensuite, "AS" parle des revenus totaux de Alonso, c'est à dire, son salaire, ses sponsors et ses produits dérivés.

Le salaire de Alonso chez Mclaren sera de 30 millions de dollars (unité monétaire de la F1), Mais ce salaire est brut, c'est-à-dire qu’il faut enlever 25% que Flavio Briatore va prendre sur le contra, soit 7,5 millions de dollars, ce qui reste au double champion du monde un salaire de 22,5 millions de dollars.
A cela il faut ajouter ses revenus de sponsoring personnel qui depuis 2003 explosent et que l’ont estime en 2007 à 10 millions de dollars.
En effet le pilote en 2007 sera sous contrat avec Vodafone ($3m/an), Tag Heuer ($1m/an), Playstation ($0.5m/an), Hero Muesli ($1,5m/an), Buckler ($1,5m /an) et Pinar ($1,5m/an) et enfin Mutua Madrilena ($1m/an).
Enfin les recettes de ses produits dérivés explosent, depuis 2003 également, réalisant un chiffre d’affaire estimé à 50 millions de dollars, ce qui rend à Alonso une somme de 7,5 millions de dollars de royalties.

La somme de ses revenus2007 sera donc de 40 millions de dollars, soit en euros environ : 30 millions.

3 janv. 2007

Les Prédictions 2007

Déjà 2007, et comme tous les ans, tout le monde a son lot de bonnes résolutions et de prédictions à offrir.
Bon déjà l’objectif est de perdre les kilos accumulés durant les fêtes en faisant du sport. Bon c’est une résolution que personne ne tiendra de toute manière. Alors penchons nous sur les prédictions 2007. Pour rire essayons :

Lors des présentations des nouvelles voitures en début de chaque année, beaucoup de surprises se découvrent :
Chez Ferrari, la sobriété est de mise. Lors de la présentation, le micro de Raikkonen ne fonctionne pas et le Finlandais ne s’exprimera pas sur ses veux 2007.
Du coté de Mclaren, Ron Dennis présente la nouvelle MP4-22 et débute un discours fleuve qui durera 6h. La nouvelle machine est testé par Alonso et casse déjà son moteur.
Chez Honda, Fry, Button, Barrichello et De Ferran arrivent déguiser en Beatles. Barrichello annonce qu’il se battra pour le titre en 2007.
Chez Toyota surprise en début de saison, l’équipe Japonaise a un nouveau directeur technique, venu directement de chez Porsche. L'homme avait travaillé sur le char Léopard 2 de l'armée allemande. Trulli et Ralf Schumacher son confiant.
Chez Red Bull, la présentation a coûtée la modique somme de 5 millions de dollars, avec des effets spéciaux lors du premier GP de la saison.
Super Aguri annonce qu'il sera devant Toyota au championnat à la fin de la saison.

- Melbourne, le 18 Mars 2007 : Pole, record du tour et victoire pour Felipe Massa. Prudent le Brésilien amorce des contacts avec SpykerF1, Kimi Raikkonen casse son moteur.


- De retour en Formule 1 chez Toro Rosso, Mika Hakkinen, 18ème aux essais, annonce son forfait pour la course, Hugo son fils a besoin d’être gardé et aucune nounou n’est disponible.

- En Malaisie, Kovalainen et Fisichella s’accroche dans le premier virage : « Tout va bien je discute pour 2008 » indique le pilote Italien au micro de Martin Brundle.
De son coté Hakkinen annonce sur le site « Grand Prix.com » qu’il sera vite de retour, « une fois que Hugo sera majeur ».

- A Bahreïn, On entend que Spyker discute avec Alex Young, qui a fait des étincelles en A1GP. Kubica signe la pôle, tandis que Hakkinen annonce enfin sa retraite. Regrettant le manque de nounou en free lance.

- Devancé aux essais par le redoutable Webber, Coulthard avoue : « Cet australien est vraiment un chic type, Le battre sera difficile ».

- Lors des essais privés sur le circuit français du Paul Ricard, la Peugeot 908 RC tourne à 3 dixièmes des temps des Formule 1 réalisés en début d’année sur ce même circuit.
La FIA annonce qu’elle regarde pour que dés 2009 le règlement autorise les moteurs 2000cm3 turbo diesel. Peugeot c’est montré tout de suite intéresser par la nouvelle.

- En Espagne, Alonso gagne sa première course avec Mclaren et fait une imitation de spiderman qu’aucun commentateur ne reconnaît.
Kovalainen abandonne en vu de l’arrivé après avoir croisé Rosberg dans le dernier virage.

- Aux 24h du Mans, la 908RC gagne devant la R10 de Audi

- Suite à sa victoire à Monaco, Raikkonen a déclaré que la Ferrari n’est pas une bonne voiture et qu’il ne la sentait pas. Jean Todt découvre la voix de son pilote pour la première fois de l’année.

- La tournée Nord Américaine se passe mal pour Jarno Trulli qui découvre que son vin qu’il exporte aux USA est vendu aux McDonald. L’italien rentre dans sa mauvaise passe habituel.

- En se rendant à Magny Cours en voiture, Kimi Raikkonen, Jarno Trulli et Giancarlo Fisichella se retrouve en panne avec leurs voitures de fonction.

- Le GP de France est sponsorisé par Red Bull suite à une autorisation du gouvernement de François Bayrou, nouveau président en fonction.
Mais le GP est annulé, Bayrou a oublié de signer la dite autorisation, rendant le GP de France Illégale. La course est annulée.

- En Angleterre, Felipe Massa, déjà mathématiquement champion discute avec BMW Sauber pour 2008.
Sébastien Bourdais, remplaçant de Hakkinen, termine dans les points avec Toro Rosso, 8ème.

- Une Renault Fuego gagne le championnat de France de GT devant une TVR. Le président de la Fédération Française se félicite du haut niveau du championnat de France.

- Albers signe chez Ferrari, qui fait un échange avec Massa, champion 2007. Albers apporte de l’argent à Ferrari, Jean Todt a l’annonce de se transfert déclare : « C’est le plus gros transfert depuis Michael Schumacher ».

- Spyker, jamais a court d’idée, annonce que ses moteurs seront rebaptisé Alfa Romeo en 2008. Jean Todt au micro de la RAI dément fortement.

- Williams teste, Premat, Lapierre, Perrera et Pla…avant d’engager Jacques Villeneuve pour 2008 en remplacement d’Alex Wurz, transparent en 2007.
« Ses talents de metteur au point et son expérience de champion nous seront très utile », déclare Sir Franck Williams a propos de son ancien champion du monde 1997. On apprend que Damon Hill a été aussi approché par WilliamsF1. Briatore annonce sa retraite.

- Pour sa première course chez Ferrari, Albers doit laisser passé Raikkonen.

- La guerre sur le règlement fait rage, depuis le début de la saison les qualifications arrivent déjà à leur 4ème version. Finalement tout le monde revient aux 12 tours à vide.
Michael Schumacher annonce sont retour en F1 chez BMW Sauber en remplacement de Kubica, tandis que Damon Hill annonce son intérêt pour la présidence de la FIA.

- Enorme surprise à l’issue du Rallye de Chypre, théâtre de son 4ème titre de champion du monde des rallyes.
Sébastien Loeb s’aligne chez Renault au coté de Fisichella. Briatore déclare : « Voilà le meilleur pilote français sur le marché ».

- Citroën renonce à tout investissement à la fin 2008 en Rallye.

- Nigel Mansell pourrait reprendre le volant chez Spyker, Franck Williams qui a discuté avec lui avant d’embaucher Villeneuve, dément.

- Briatore annonce que Kovalainen sera très bon en DTM en 2008, prétextant : « Jean Pierre est meilleur en course des champions qu’en F1 ».

- Après ces révélations, ce blog devient le premier blog d’information francophone, largement devant les autres sites au point de devenir une marque.

Allez arrêtons de rêver et meilleurs vœux à tous

2 janv. 2007

BusinessNewsF1 N° 7 : Michael Schumacher

Voici le dernier numéro de BusinessNewsF1 de l’année, et le dernier dans l’absolu. Pour ce dernier numéro j’ai voulu rendre hommage à un pilote retraité : Michael Schumacher.


Pour télécharger le dernier numéro de BusinessNewsF1 N°7 cliquez ici





Au sommaire de ce numéro :
- Vision du futur : La fin d’une histoire...


- News : Les dernières nouvelles et rumeurs économiques de la F1.


- Michael Schumacher : La machine économique Schumacher.


- Zoom sur Tiger Woods : Zoom sur le sportif le plus riche du monde.


- Rétro : Les transferts de pilote : Histoire du Business de la F1, sur les transferts effectués en F1.



Un extrait de "BusinessNewsF1"



Michael Schumacher, le Baron Rouge



Aucun pilote n’a gagné autant que lui, sportivement et financièrement parlant. 91 victoires en Grand Prix et plus de 600 Millions de dollars de revenus cumulé depuis 1992. Du supermarché de la F1, en passant par l’emblème Ferrari et l’attraction Mercedes...



Le supermarché de la F1
Lorsque Michael Schumacher débute en F1 sa saison complète en 1992, la star de l’époque était Ayrton Senna. Le brésilien gagnait 20 Millions de dollars de revenu grâce à ses sponsors personnels et ses produits dérivés. S’inspirant des sportifs américains, surtout Michael Jordan le premier du genre, Senna a créé un vaste programme sous son nom. Ce programme inspirera fortement Willi Weber, l’agent de Michael Schumacher, qui perçoit la rentabilité de son poulain en Allemagne, marché encore inconnu de la F1 mais au potentiel incroyable. En 1992, prenant exemple sur Ayrton Senna, Michael Schumacher dispose de son sponsor casquette Dekra. Puis, petit à petit une multitude de produits dérivés apparaîtront entre 1992 et 1995.



Pour connaître la suite du business Schumacher, il n’y a qu’une solution :

Télécharger ici

1 janv. 2007

Bonne Année 2007

Bonjour !

Je vous souhaite à tous, une trés bonne année 2007 !

Alors que demander pour cette année 2007 concernant la Formule 1 ?
Simplement que le suspence sportif soit présent jusqu'à la fin du championnat. Que Raikkonen et Alonso gagne rapidement dans leurs nouvelles équipes.
Que les Rookies confirment leurs talents entrevus en 2006.
Que, coté paddock, il se passe autant de chose qu'en 2006, sinon je n'aurais rien à vous dire !!!!
Bref, une saison intense en rebondissement sportif et financier.

Alors une bonne est heureuse année à tous les fans de Formule 1 en 2007 !