29 févr. 2008

Super Aguri, est si Bruno Michel ?...

Le sort de Super Aguri interroge beaucoup de personne, même si un communiqué rassurant est apparu ce matin, précisant que l’équipe sera bien présente à Melbourne le 16 mars. Mais après ?

Aguri Suzuki est encore au Japon actuellement pour négocié un plan de sauvetage envers Honda. Mais dans le même temps, si ce plan ne fonctionne pas, l’équipe nippone dispose d’autres alternatives.

On parle beaucoup d’un investisseur Indien, mais pourquoi pas un français comme sauveur ?

Son nom ? Bruno Michel, ancien propriétaire du GP2, qui est maintenant riche de plusieurs centaines de millions d’euros (suite à la vente du GP2 au groupe CVC pour 200 millions d'euros) a toujours souhaité gérer un team de manière officiel.

Déjà mandaté dans les dernières heures de Ligier dans le milieu des années 90, le français n’a pas réussit la mutation Ligier-Prost. Surtout en raison d'une dualité entre Alain Prost et lui-même sur la bonne marche à suivre de l’équipe.

Bruno Michel est un proche collaborateur de Flavio Briatore, lui-même proche de Bernie Ecclestone. Michel est aussi un personnage respecté au Japon et chez Honda.

En faite, ce que reproche surtout Honda à Aguri Suzuki est qu’il n’attire pas de sponsor pour l’équipe. Des sponsors sur le moyen terme. Bruno Michel, lui, pourrait le faire. Bien aider en cela par les différentes structures de Flavio Briatore.

De plus, si la FIA impose le budget plafond à 150 millions d’euros, le projet est réalisable.

Bruno Michel sera-t-il un sauveur de la Formule 1 française ? Espérons le en attendant Nicolas Todt…

28 févr. 2008

Pourquoi les rumeurs sur Ron Dennis ?

Récemment, le journal sportif MARCA a indiqué que Ron Dennis allait quitter rapidement Mclaren Group au profit de Mercedes.

Cela fait plusieurs mois, voir années, que cette rumeur s’obstine. Toujours après une déception d’ailleurs. Après le titre manqué de 2000, durant l’intersaison 2001-2002, en 2004, en 2006 et enfin en 2008. Bref à chaque déception, son lot de rumeur.

Lors de l’année 2000, Mika Hakkinen avait raté le titre de peu et la rumeur avait débutée; durant l’intersaison 2001-2002, véritable révolution de palais avec l’arrivé de Raikkonen, Michelin et du nouveau contrat avec Newey; en 2004 avec la politique des monoplaces et le mauvais résultat final; en 2006 sur le même prétexte qu’en 2004 et enfin en 2008, suite à l’affaire d’espionnage.

Toutefois, et même si la firme de Stuttgart a démenti hier soir, une précision reste à donner sur le principe de fonctionnement de l’équipe Mclaren.

Pourquoi les 15% de Ron Dennis sont la cible de toutes les attentions ?

Il ne s’agit pas, comme une certaine presse peu spécialisée dans la F1 et plus réputée pour ses rumeurs capables de vendrent du papier. Car rappelons que MARCA et BILD, qui sont les deux principaux nids à rumeur sont des journaux qui sont tirés à 2,5 millions d’exemplaires pour le premier et 3,6 million pour le deuxième, tout les jours...

Il ne s’agit pas d’une histoire d’honneur perdu. Il s’agit de pouvoir. Car même si Ron Dennis ne possède que 15% du capital de sa société, il dispose toutefois de 60% des droits de votes ! C'est-à-dire que le patron, c’est Dennis et personne d’autre.

En 1999, Mercedes a acheté 40% du capital, et dispose aussi de 40% des droits de votes pour participer aux réunions. Seul moyen pour Mclaren de s’associer a un constructeur sans perdre son indépendance.

Donc si Mercedes reprend les 15% de Ron Dennis, elle prend le contrôle du groupe Mclaren, car les deux autres actionnaires (TAG et Mumtalakat Holding) sont des actionnaires dormants. Qui suivront Ron Dennis par pacte d’actionnaire...


Update 29/02 : Ron Dennis a invité la presse anglaise à parler de son avenir et de la rumeur. Il en ressort que oui il partira mais pas de Mclaren mais de son poste de Président Directeur Général pour avoir le poste de Président tout court de Mclaren. Martin Whitmarsh prendra le poste de Directeur Général du groupe Mclaren. En sommes, une redistribution des cartes qui ne change rien à la sphère d'influence de Ron Dennis.

27 févr. 2008

Lewis Hamilton : 18 millions d'euros de revenus en 2008

Lewis Hamilton est en passe de devenir un des sportifs les plus riches du monde. Ayant signé son contrat avec l’équipe Mclaren pour une durée de 5 ans est non pas de 75 millions d’euros, mais selon The Times : 92 millions d’euros.

Bien que, pour certain, la rémunération du pilote anglais peut être excessive, il ne sera pas celui qui sera le plus payé. En effet, Kimi Raikkonen est doté d’un salaire de 34 millions d’euros, auquel il faut ajouté 1 millions d’euros la victoire et 1 millions pour le titre de champion du monde, ce qui établit Kimi Raikkonen en 2007 à 41 millions d’euros (brut)

Le contrat de Lewis Hamilton a été négocié par son père, Anthony, après avoir obtenu l’aide de Steve Roberston, l’agent de Raikkonen, comme je l’explique 2007, L’illusion.

The Times estime que le salaire de Lewis Hamilton toucherait 13 millions d’euros en 2008 et qu’il bénéficiera de bonus de victoire et de titre de champion du monde pilote.

13 millions en 2008, 15.6 millions d’euros en 2009, 18.2 millions d’euros en 2010, 20.8 millions d’euros en 2011 et 23.4 millions d’euros en 2011. Ses salaires seraient nets. Ajouté une prime de 2,6 millions d’euros pour être champion du monde et 500.000 euros de prime de victoire et le salaire de Lewis Hamilton atteint des niveaux incroyable.

Mais ce qu’il y a de plus intéressant dans le contrat de Lewis Hamilton et le fait qu’il est devenu propriétaire de son image, ce qui est une révolution pour Mclaren qui avait crée un système de contrôle d’image il y a 10 ans.

Avec ses prochains contrats (jeux vidéos, marque de vêtement, montre, téléphonie mobile etc…) ont peut estimer les revenus de Lewis Hamilton pour 2008 à 18 millions d’euros soit 27 millions de dollars.
Source : The Times

26 févr. 2008

Résultats financiers dans le rouge pour Mclaren en 2006

Il était une fois, rapporte le site Pitpass.com, Mclaren, un bastion de la F1 disposant d’une bonne image de marque et d’une santé financière qui a été une référence depuis plus de vingt ans. Puis est venu, l’année dernière une affaire d’espionnage. Un scandale et une amande record de 67 millions d’euros. A l’époque, Ron Dennis avait affirmé que cette sanction financière ne mettrait pas en péril son groupe. Maintenant, il se trouve qu’en coulisse, Mclaren était déjà dans le rouge avant même cette histoire.

Un rapport du Daily Mail, rapporté par Christian Sylt et Caroline Reid, révèle que, selon ses derniers comptes, le Groupe Mclaren a accusé une perte d’exploitation (1) de 3 millions d’euros en 2006. En comparaison avec les 19 millions d’euros de profit l’année d’avant. L’absence d’un sponsor titre en 2006 après la perte de West, le partenaire tabac depuis 1997. Le chiffre d’affaire du groupe a fortement baissé à 274 millions d’euros.

La plus grande raison des pertes du groupe a été la SLR, qui a vu ses ventes chutées de 649 exemplaires en 2005 à 261 exemplaires en 2008. Hors il y avait une lutte acharnée à partir de ce point précis, puisque l’amande de la FIA devait être payé en Décembre 2007. Mais les comptes de Mclaren indiquent que le groupe devait payer 117 millions d’euros à des créanciers d’ici la fin 2007 !

Faire des gains en réduisant les coûts seront difficiles à réaliser à mesure que la société est déjà à la limite de son système. En 2006, Mclaren a diminué ses frais généraux (2) de 10% à 277 millions d’euros, avec une grosse dépense de 86.2 millions d’euros pour payer les salaires et les charges des 1290 collaborateurs du groupe. Coté trésorerie, ses réserves en liquidité (3) ont augmenté de 12 millions d’euros à 15,4 millions d’euros. C’est un trésor de guerre qui permet de dire que l’équipe est en bonne santé, mais de très loin capable de payer son dû à la FIA, comme Ron Dennis l’avait annoncé.

Le plus précieux actif corporel de Mclaren, sont ses terrains et son usine, qui ont une valeur de 269 millions d’euros.

Source Pitpass.com

(1) [Définition d'une perte d'exploitation : ici

(2) Frais correspondant à la gestion du projet.

(3) La liquidité est une mesure de la capacité d'un débiteur a rembourser ses dettes dans l'hypothèse de la poursuite de ses activités.

25 févr. 2008

2007, l'illusion : l'histoire de la saison de Fernando Alonso




Aujourd'hui, 25 Février, je vous présente officiellement mon nouveau livre : 2007, l'illusion, dont vous avez pu lire quelques lignes vendredi dernier en avant première sur FanaticF1.com.

2007, l'illusion, raconte l'histoire de l'année de Fernando Alonso chez Mclaren Mercedes et de tous les transferts qui ont été à la base de sa saison.

Mais également de son histoire, en passant par le retour sur son choix envers Mclaren, son arrivé dans l'équipe de Ron Dennis, le parallèle historique de l'espagnol dans l'équipe anglaise. Les alternatives sportives de l'été au début de l'hiver, jusqu'a sa signature avec l'écurie Renault F1 Team. 2007, l'illusion, est un ouvrage de 125 pages qu'il faut lire pour mieux comprendre toute la communication autour du double champion du monde.

Pour commander votre exemplaire, cliquez ici

24 févr. 2008

Ayrton Senna, 1988-2008 : il y a 20 ans # 4

Monaco, jeudi 12 Mai

Senna réussit une pole position provisoire avec le chrono renversant de 1’26’’464, et il n’existait alors qu’une seule comparaison directe : Prost en 1’28’’375. Les commentaires de Senna furent, eux aussi, renversants : " Nous avons eu un problème de frein moteur insuffisant pendant la séance d’essais non chronométrés du matin, que les ingénieurs Honda ont pu résoudre pour l’après midi. Mais un temps de réponse un peu long subsistait toujours à la sortie des courbes lentes." Un temps de réponse un peu long ? Le samedi, Senna fit taire les incrédules en 1’23’’998et, là encore, on ne pouvait établir de comparaison directe qu’avec Prost, 1’25’’425. Prost : " Fantastique. Il n’y a pas d’autre mot." Senna : "Honnêtement, je ne pourrais pas vous dire si j’ai eu un tour absolument vierge de trafic ou non. C’est tellement frénétique ici qu’on ne peut pas séparer les tours un par un dans son esprit. Mais, pour aller vraiment vite, il faut utiliser toute la route et il faut aussi prendre de gros risques, c’est vrai."

Monaco, dimanche 15 Mai

Il avait mené pendant 67 tours, il avait perdu sa concentration juste avant le tunnel et il avait heurté le rail de sécurité. Il était hors course. Senna : "Monte-Carlo a été le tournant du championnat. Ca n’a rien à voir avec la voiture ou l’équipement. Mais la faute que j’ai commise m’a changé psychologiquement et mentalement.
Cette modification profonde en moi m’a donné la force et l’énergie pour lutter dans les moments critiques. Cela a été le plus grand pas dans ma carrière, professionnellement et humainement. Cela m’a amené près de Dieu, plus près que je ne l’avais jamais été. Je me sentais à l’aise en tête. C’était un week-end parfait à tout point de vue. Et, soudain, j’ai perdu ma concentration, j’ai commis une faute stupide et j’ai tout fichu en l’air. Ca m’a poussé à réfléchir sur beaucoup de choses. J’ai aussi reçu un aide précieuse de ma famille. Ca a changé ma vie. Je suis la même personne, mais ma force mentale a changé."
Prost gagna le Grand Prix de Monaco.
Le classement du championnat était maintenant le suivant : Prost, 24pts ; Berger, 14 ; Senna 9 ; Piquet, 8.


Mexico, vendredi 27 Mai

Déjà le plus rapide le vendredi, Senna confirma sa pole position le lendemain. Prost triompha devant Senna. " La valve pop-off s’est ouverte de manière intempestive quand j’ai passé la deuxième au départ. Après ça, je n’ai pas voulu risquer de consommer trop d’essence, et j’ai donc décidé de ne pas poursuivre Alain. Au moment où j’ai commencé à être dans un bon rythme, Alain était déjà loin devant. Il est allé très vite aujourd’hui, il n’a jamais ralenti et il a mérité sa victoire, c’est certain."
Prost, 33pts ; Berger, 18 ; Senna, 15 ; Alboreto, 9.

Montréal, vendredi 10 Juin

Senna plus rapide que Prost. Même schéma le samedi. Prost prit la tête, avec Senna sur ses talons, et la conserva jusqu’au 10ème tour. Au moment d’arriver dans la chicane gauche-droite, Senna déboîta, resta brièvement à la hauteur de Prost et entra à la corde dans le virage à droite…la bonne trajectoire. La course était jouée.
Senna : " Pendant la totalité des 69 tours, nous étions à la limite quand à la consommation d’essence. Nous nous sommes donc entraînés l’un l’autre. Dans certains endroits, il était plus rapide que moi et, dans d’autres, je regagnais du terrain sur lui. Je savais que je devais être patient. Doubler Alain n’est jamais facile, mais, quand j’ai vu l’ouverture, j’ai saisi ma chance et tout a bien marché."
Prost prudemment et courtoisement, lui laissa la voie libre.
Prost, 39pts ; Senna, 24 ; Berger, 18 ; Piquet, 11.


Extrait de Ayrton Senna, Pole Passion de Christopher Hilton (édition Solar). Retrouvez l’histoire d’Ayrton Senna dans cette biographie.

23 févr. 2008

Business F1 : Effet papillon # 6

L'actualité des sponsors de la Formule 1 d'un point de vue économique :

Renault et Nissan annoncent ce vendredi la signature d'un protocole d'accord en vue de la construction d'une usine dans le sud de l'Inde pour un investissement de près de 1 milliard d'euros. Dans le cadre d'un accord de coentreprise à 50/50, les deux constructeurs automobiles s'engagent à investir un minimum de 780 millions d'euros pour une capacité installée de 400.000 véhicules par an, sept ans après la date effective de l'accord.

Les AGF vont bientôt changer de nom. En présentant les détails des comptes 2007 ce jeudi matin, Michael Diekmann, président du directoire d'Allianz, parenaire de Williams F1, n'a laissé planer aucun doute. Au quatrième trimestre de 2008, un an tout juste après s'être offert 100% du capital, le "rebranding" de la filiale française va démarrer pour la faire passer sous l'enseigne Allianz.

Pepe Jean a présenté ses objectifs pour la Formule 1. Ayant signé un contrat de trois ans avec l'équipe Renault F1 Team, Pepe Jeans souhaite viser le marché Indien à l'horizon 2010, afin d'augmenté de manière significative sa production.

Le groupe japonais Bridgestone, concurrent de
Michelin sur le marché des pneumatiques, prévoit une baisse de de son bénéfice d'exploitation cette année en raison de la hausse des prix des matières premières et de la remontée du yen. Selon les prévisions de Bridgestone, le bénéfice d'exploitation devrait s'établir cette année à 195 milliards de yen (1,23 milliard d'euros) en retrait de 22% sur le précédent. Le bénéfice net devrait reculer plus nettement à 90 milliards de yen, en baisse de 32%. Les marges du groupe devraient faiblir puisque Bridgestone espère une nouvelle hausse de 5% de son chiffre d'affaires à 3.560 milliards de yen.

La deuxième banque helvétique, Credit Suisse, sponsor de BMW Sauber, a annoncé mardi avoir dégagé en 2007 un bénéfice net en hausse de 3%, à 8,549 milliards de francs suisses (5,34 milliards d'euros), conforme aux prévisions des analystes. Le produit net bancaire a également progressé de 3% par rapport à l'exercice précédent, à 36,13 milliards de francs suisses, précise la banque dans son communiqué de résultat. 2 jours après, la banque annonce que les SubPrime lui ont coutés 2,8 milliards d'euros en 2007.

Le site FanaticF1.com a obtenu l'autorisation de la FIA d'utiliser le terme F1 sur Internet.

Bridgestone joue la transparence. Le premier groupe de pneumatiques japonais annonce son retrait du marché des tuyaux pétroliers après avoir découvert des paiements indus à des agents étrangers lors d'une enquête interne conduite à la suite de soupçons de cartel. "Des paiements indus à des agents étrangers ont été découverts lors d'une enquête interne menée par des conseillers juridiques extérieurs", explique Bridgestone dans un communiqué. "Tout ou partie de ces paiements ont pu être alloués à des personnels gouvernementaux étrangers", ajoute le groupe.

22 févr. 2008

Le retour d'une ère pour le sponsoring

Le transfert de Mutua Madrilena de Mclaren à Renault a beaucoup étonné. Surtout venant d’une entreprise qui ne fait des affaires qu’en Espagne, et qui souhaite amélioré son image à l’échelon internationale pour de futurs investissements.

Cette histoire entre Fernando Alonso et Mutua Madrilena n’est pas la seule, d’autres sponsors de l’équipe Mclaren ont choisis de suivre le double champion du monde ailleurs : Hugo Boss, Tag Heurer et Santander seront ses sponsors personnels.

C’est une révolution dans le cercle des sponsors Mclaren, qui depuis 10 ans avait instauré un nouveau système de sponsoring corporate, incluant l’image du pilote en plus du sponsoring de l’équipe.

L’affaire Mutua Madrilena en est la résultante. Les pilotes ont reprit le pouvoir en terme d’image et d’attractivité.

En plus de Alonso, Kimi Raikkonen a réussit à garder Tag Heuer dans sa galaxie de sponsor pour 2008 et vient de prolonger jusqu’en 2010 pour devenir un des ambassadeurs de l’horloger dans le monde. Ce sera la première fois depuis 1986 qu’un pilote NON Mclaren en F1 fera la promotion d’une montre pour l’horloger Suisse.

Révolution ? Non la fin d’une omerta du sponsoring qui dure depuis plusieurs années et qui consistait à taire les accords commerciaux entre un pilote et un sponsor. David Coulthard est toujours sponsorisé par Tag Heuer depuis son départ de chez Mclaren. En 1999, Olivier Panis était (selon la rumeur) sponsorisé par Breitling, alors que Alain Prost avait des liens avec Tag Heuer et le groupe LVMH.


Les sponsors sont présent en Formule 1 pour faire de l'image et les pilotes sont redevenus attractifs.

20 févr. 2008

Fernando Alonso, 12 millions de prime de titre en 2008 ?

Selon le magazine allemand SportPro, Fernando Alonso bénéficierait d’une prime de titre de champion du monde en 2008 de 12 millions d’euros !

En 2005, Fernando Alonso, était payé par Renault F1 Team, 9 millions de dollars brut, auquel il fallait retirer 25% de commission de Flavio Briatore. Ajoutez sa prime de 50.000 dollars par points inscrit et 1 millions de dollars pour son titre de champion du monde et un autre millions pour le titre constructeur de Renault et nous avons 15.4 millions de dollars de salaire pour son premier titre.

En 2006, le salaire était porter à 12 millions de dollars brut, mais la répartition des commissions était différente, quoi que toujours de 25% (15% pour Luis Garcia et 10% pour Flavio Briatore). Les autres primes restant les mêmes qu’en 2005. Salaire de 17,7 millions de dollars pour l’année 2006.

Mais lors de son transfert chez Mclaren, Luis Garcia a réalisé une opération financière importante avec un salaire brut de 30 millions de dollars, mais aussi une prime de 10 millions de dollars en cas de titre. Comme Willy Weber, l’agent de Michael Schumacher, avait obtenu chez Ferrari. Ce qui devait donner 40 millions de dollars de salaire pour 2007 (27 millions d’euros), si Fernando Alonso avait obtenu le titre de champion du monde.

Reste que pour 2008, on parle de plus en plus de 32 millions d’euros de salaire, soit 47 millions de dollars. En faite, comme je vous l’avais expliqué, cette rémunération n’est que de 30 millions de dollars brut, soit 20 millions d’euros (moins les 25% des agents ce qui ne fait plus que 15 millions d’euros de salaire). Mais ce que le magazine allemand annonce est plus important.

Il semblerait que Fernando Alonso toucherait une prime de titre de champion du monde de 12 millions d’euros, soit 17 millions de dollars. Presque le double de la prime 2007 chez Mclaren.

Ce qui explique que Fernando Alonso toucherait en cas de titre de champion du monde 2008, un salaire de 32 millions d’euros (brut), au qu’elle il faut ajouté 12 millions d’euros de revenus annexes (Sponsors personnel et produits dérivés) ce qui résulterait un total de 64 millions de dollars pour l’année 2008 ! (+62% par rapport à 2007).

19 févr. 2008

L'avenir de ART Grand Prix en F1 ?

Hier, le site automoto365.com s’interrogeait : ART Grand Prix franchira t’elle le pas de la F1 ? La réponse est OUI…mais…

Pour que l’équipe française passe en Formule 1, Nicolas Todt et Fréderic Vasseur sont conscient que la marche qu’il reste à franchir est très importante. Techniquement et surtout financièrement. Alors trois solutions se présentent pour cette jeune équipe.

Premièrement, devenir un partenaire d’un constructeur, comme l’a été Prost GP par exemple avec Peugeot. Mais pour cela il faut que ART trouve un nouveau constructeur qui souhaite investir en F1 avec une équipe nouvelle. Ce qui est tout simplement impossible par les temps qui court.

Deuxièmement, devenir le team B d’un constructeur. Le projet est séduisant. Reste à trouver le constructeur qui souhaiterait aider l’équipe. En effet lorsque l’on parle d’équipe B, on estime que des synergies techniques et financières peuvent s’établir. A la manière du projet Direvix.

Dernière solution, trouver un partenaire financier fort et racheté une équipe. Solution qu’avait choisie le sponsor BAT, pour crée BAR avec Graig Pollock, sur les cendres de Tyrrell en 1998. Reste à trouver l’équipe en question et le partenaire. Prodrive est une cible plus que tentante et à moindre coût. Et, ART peut aussi compté sur son actionnaire depuis 2007. En effet, le capital d'
ART/ASM se répartit maintenant comme suit: Fréderic Vasseur (35%), Nicolas Todt (35%), le Sheikh Salman bin Hamad Al-Khalifa (30%). Qui valorise l’équipe à environ 6 millions d’euros actuellement.

Ce prince, déjà actionnaire, via son fond souverain, de l’équipe Mclaren à hauteur de 30%, pourrait devenir un partenaire fiable et surtout axé sur le long terme.

Cette dernière solution serait intéressante, car elle permettrait à Nicolas Todt de suivre les trace de Ron Dennis, qui avait, avec l’aide de Marlboro, fusionné son équipe Project Four avec l’équipe Mclaren en 1980.

18 févr. 2008

Comment lire le budget d'une équipe de F1 ?

Jusqu'à présent le calcul d’un budget d’une équipe était simple et constituait la règle de base : l’apport du sponsoring + l’apport en partenariat et enfin les droits TV. Cependant ce chiffre prévisionnel est loin de la réalité.

BusinessF1 annonce dans son édition de février que le budget de l’équipe Mclaren-Mercedes était de 542 millions de dollars (€371m). Soit une somme supérieure à celle calculée par presque tout les magazines et ce blog.

Il convient d’ajouter, selon les équipes, maximum 60 millions de dollars (€41m) de produits dérivés suivant la notoriété du team. Renault F1 Team par exemple en 2006 touchait 60 millions de dollars de produit dérivés, soit la même somme que Ferrari.

Les primes sont accordées par le sponsor principal qui reverse, selon le résultat, 50% de son sponsoring initial. Si Mclaren avait remporté ou terminé deuxième du championnat 2007, le cumul du sponsoring de Vodafone aurait été de 120 millions de dollars (€82m). Par contre, ING, du fait de la 3ème place de Renault F1, a offert une prime de 30 millions de dollars (€20m) en plus des 60 de sponsoring. Soit 90 millions de dollars total (€62m).

Enfin, depuis l’arriver massive des constructeurs, les investissements sont absolument immesurable. En effet, le projet de 50 millions de dollars (€34m) que Renault F1 a annoncé pour crée une nouvelle soufflerie et d’autres procédés techniques entre dans cette case. Entre 35 et 100 millions de dollars (€24 à €68.5m) sont dépensés par an par les constructeurs eux même.

Donc avec un budget Mclaren de 452 millions de dollars (€309.5m), estimé suivant la règle de base. Il faut rajouter 30 millions de dollars de produits dérivés, obtenu grâce au duo Alonso-Hamilton. Enfin Mercedes a investit 60 millions de dollars dans l’équipe pour remettre à niveau le simulateur et l’entretien de l’usine de Woking.
Ce qui donne un résultat de 542 millions de dollars de budget 2007.

En comparaison, Renault F1 Team avait un budget de 255 millions de dollars (€175m), suivant la règle de base. ajoutant, 60 millions de produit dérivés, 30 millions de ING en bonus pour avoir terminé 3ème et 50 millions d’investissements, et le budget total de l’équipe française était donc de 395 millions de dollars pour 2007 ((€270.5m).

16 févr. 2008

Mes ouvrages

Voici la liste d'ouvrage que j'ai écrit et auquel j'ai participé :

Le livre 2007, l\'illusion


Le livre Le nouvel ordre de la Formule 1 2007


Le livre Fanatic F1 - L\'année 2007

10 févr. 2008

Ayrton Senna, 1988-2008 : il y a 20 ans # 3

Monza, mardi 19 Avril

Au cours d’essais intensifs sur 42 tours, Senna réalisa 1’28’’94, mais il réussit aussi un tête à queue complet à 160 km/h, qui se termina dans une barrière.

Imola, vendredi 29 Avril

Il obtient le deuxième temps de la première séance d’essais, derrière Prost. Mais, le samedi, il dépassa son coéquipier.
Senna : "La valve Pop-off de mon moteur n’a pas bien fonctionné et les ingénieurs de Honda ont dû la remplacer. Je ne suis pas rentré immédiatement au stand quand j’ai vu que la valve ne marchait pas bien, parce que j’avais peur qu’il ne se mette à pleuvoir."


Imola, dimanche 1er Mai

Nichols : "Bien que nous ayons obtenu de bons résultats pendant les essais, Imola restait un circuit difficile en matière de consommation. On supposait que c’était le genre d’endroit où pourrait vaincre une voiture pas trop gourmande. Tout le monde se demandait si nous y serions à la hauteur." Senna prit le commandement et ne le lâchera plus.
Senna : "Nous avons imprimé une cadence rapide et, tant que notre consommation l’a permis, nous avons foncé. Pour nous, cette course était un grand point d’interrogation. Je ne me suis jamais senti confiant sur mes chances de finir. J’ai pensé : encore une course qui va m’échapper. L’équilibre de la voiture était superbe, le moteur marchait bien, la consommation était bonne, mais j’ai eu très tôt de la fumée et une odeur de brûlé dans le cockpit. Plus tard, la boîte de vitesse a pris du jeu."
Senna s’arrêta juste de l’autre côté de la ligne, l’emportant avec 2s 334 d’avance sur Prost. Nichols : "Le réservoir n’était pas complètement à sec !".


Extrait de Ayrton Senna, Pole Passion de Christopher Hilton (édition Solar). Retrouvez l’histoire d’Ayrton Senna dans cette biographie.

A suivre...

9 févr. 2008

BusinessF1 : l'effet papillon # 5

Le blog TomorrowNewsF1, est fier de vous annoncez qu'il a été indexé dans la section blog du moteur de recherche de Forbes.com, qui est LE magazine économique américain, connu dans le monde entier pour ses listes et analyses économiques.

Santander, sponsor de Mclaren et de Fernando Alonso, ne connaît pas la crise. Alors que la finance américaine, voire mondiale, plie sous le poids des subprimes, les résultats présentés jeudi 7 Février, par la première banque espagnole ont de quoi faire des envieux. En effet la banque a réalisée 9,03 milliards d'euros de bénéfice pour l'exercice 2007.

Première, diffuseur de la Formule 1 en Allemagne, prend les devants et annonce de manière innatendue mercredi 6 Février des résultats 2007 provisoires. Le groupe allemand de télévision à péage a dégagé un chiffre d'affaire de 985 millions d'euros pour 2007, inférieur à celui de 2006.

Michael Schumacher a inauguré jeudi 7 février son complexe immobilier à Dubaï : la tour de 29 étages baptisée Michael Schumacher Business Center.

L'équipe Force India, a signé un accord avec EADS, pour utiliser la soufflerie haute performance du groupe européen, en plus de ses deux souffleries.

Diageo PLC, Johnny Walker, premier groupe mondial de vins et spiritueux, n'est plus candidat au rachat de la vodka suedoise Absolut. Cette dernière est actuellement valorisée 4,3 milliards de euros et, est la deuxième vodka la plus vendue au monde.

Le groupe TF1, diffuseur de la F1 en France, a réalisé en 2007 un chiffre d'affaire de 2,7 64 milliards d'euros. En augementation de 0,6% par rapport à 2006.

8 févr. 2008

Liste des cumuls de salaire des pilotes de Formule 1

Voici la liste du cumul des salaires bruts des pilotes actuellement en Formule 1. Cette estimation ne prend pas en compte les primes et autres revenus sponsorings annexes.

1. Kimi Raikkonen : 180.1 millions de dollars (depuis 2001)
2. Rubens Barrichello : 103.5 millions de dollars (depuis 1993)
3. Fernando Alonso : 94.5 millions de dollars (depuis 2001)
4. Jenson Button : 78.8 millions de dollars (depuis 2000)
5. David Coulthard : 78.1 millions de dollars (depuis 1994)
6. Jarno Trulli : 67 millions de dollars (depuis 1997)
7. Giancarlo Fisichella : 65.4 millions de dollars (depuis 1996)
8. Felipe Massa : 39.5 millions de dollars (depuis 2002)
9. Nick Heidfeld : 35.1 millions de dollars (depuis 2000)
10. Mark Webber : 31.4 millions de dollars (depuis 2002)
11. Takuma Sato : 21.2 millions de dollars (depuis 2002)
12. Lewis Hamilton : 18.5 millions de dollars (depuis 2007)
13. Robert Kubica : 12.6 millions de dollars (depuis 2006)
14. Heikki Kovalainen : 8 millions de dollars (depuis 2006)
15. Nico Rosberg : 7 millions de dollars (depuis 2006)
16. Nelson Piquet : 3 millions de dollars (depuis 2007)
17. Sébastien Bourdais : 2.2 millions de dollars
18. Timo Glock : 2 millions de dollars
19. Sebatian Vettel : 1.7 millions de dollars (depuis 2007)
20. Kazuki Nakajima : 1 millions de dollars (depuis 2007)
21. Adrian Sutil : 0.75 millions de dollars (depuis 2007)

7 févr. 2008

Silverstone, la débacle d'Angleterre

L’histoire du contrat entre Silverstone et Bernie Ecclestone est très complexe et surtout à rebondissement.

Alors que Silverstone et Brands Hatch réalisait une alternance tranquille, Bernie Ecclestone a décidé de mettre en concurrence les deux circuits afin de faire monter les enchères de la franchise. BHL (Brands Hatch Leisure), propriétaire du circuit éponyme, obtient les droits du GP d’Angleterre à compter de 2002 moyennant 10 millions de dollars par an durant 10 ans avec une majoration de 5% annuel. Nous sommes en 1999.

Fin 99, BHL est vendu à Octagon, mais en 2000, cette dernière n’a pas de circuit pour 2002, car les travaux de rénovation s’éternise, sous le lobby du BRDC, propriétaire de…Silverstone !

Un accord tri partie entre Octagon, BRDC et Ecclestone est finalement trouvé durant l’été 2000. Premièrement, la société américaine s’engage jusqu’en 2015 à garantir la franchise de 10 millions de dollars, majoré de 10% annuellement.
Deuxièmement, les trois parties, apportent chacun 7 millions de dollars par an à une société commune destinée à la rénovation du circuit de Silverstone et enfin troisièmement, Octagon paye 7 millions de dollars par an au BRDC pour louer le circuit de Silverstone.
Dernière clause, c’est Interpublic, maison mère de Octagon qui prendra en charge ses versements.

Hors en janvier 2004, Interpublic vend BHL (Brands Hatch Leisure), mais annonce qu’il honorera son contrat avec Silverstone jusqu’en 2015, comme prévu sur l’accord signé en 2000. Toutefois Interpublic a une option de séparation en 2007.

Juillet 2004, Interpublic signe un chèque de 50 millions de dollars pour résilier son accord de location jusqu’en 2007 avec le circuit de Silverstone.
Depuis 2005, c’est le BRDC qui gère de manière commercial le circuit de Silverstone.

Un nouveau contrat 2005-2009 est signé entre le BRDC et Bernie Ecclestone sur la base de 15 millions de dollars, majoré de 10% par an. ($22m en 2009).

Mais, dans ce nouvel accord, l’aspect « rénovation du circuit » a été complètement oublié. En effet, suivant l’accord signé en 2000, le circuit de Silverstone devait toucher jusqu’en 2007, 21 millions de dollars par an pour sa rénovation, soit 147 millions de dollars. Malheureusement, l’accord avec Interpublic ayant été rompu en 2004, il manque 63 millions de dollars pour que la rénovation de Silvertone soit complète.

Sachant que les circuits ne peuvent bénéficier que de la billetterie comme seule source de revenus, Silverstone, comme Magny-Cours, ne peut pas s’engager à payer la franchise de Bernie Ecclestone et ajouté en plus la restructuration du circuit. Le déficit annuel est déjà largement supporté par le BRDC.

6 févr. 2008

Ferrari : Budget 2008 en hasse de 17%

Les revenus FOM des équipes sont souvent mystérieux, mais des rapports sont désormais disponibles et on apprend que Ferrari touchera en 2008 : 68 millions d’euros,100 millions de dollars, soit la plus importante commission reversée par les entreprises de Bernie Ecclestone à une équipe de Formule 1.

Pitpass.com, via Formule Money, et ce blog, estiment qu’avec l’ouverture des revenus FOM, à hauteur de 50%, (contre 23% auparavant), les commissions ont explosés pour 2008.
Ferrari, grâce au titre de champion du monde constructeur 2007, touchera la somme de 46 millions d’euros, soit 68 millions de dollars environ.

Mais, Ferrari est aussi soupçonné de bénéficier d’une prime de 22 millions d’euros, ($33m), pour avoir signé en premier dés le début de l’année 2005, les nouveaux Accords Concordes, qui sont en vigueur en 2008. Cette signature anticipée avec la FOM (Formula One Management) permet donc, alors que le contraire avait été annoncé, à Ferrari de toujours touché une prime pour être «l’icône de la F1».

En effet, il apparaît qu’une dernière tranche de 22 millions d’euros pourrait être diffusés par la FOM à Ferrari. Des rapports en Italie indiquent que la Scuderia touchera trois tranches annuelles. Au lieu de deux comme les autres équipes.

En 2007, Ferrari était déjà l’équipe la plus riche en parrainage, estimée à 205 millions d’euros, soit 300 millions de dollars, pour un budget total de 260 millions d’euros ($382m).
En2008, le budget de l’équipe italienne est estimé à 302 millions d’euros, ($445m), soit son plus haut budget depuis 2002.

4 févr. 2008

Pourquoi le GP d'Australie est menacé ?

Bernie Ecclestone menace d’annuler le GP d’Australie, mais reste ouvert aux propositions d’avenir.

Depuis 1996, et après une guerre qui aura durée trois années, Melbourne organise le Grand Prix de Formule 1 d’Australie. Son rival de l’époque, Sydney, lui, se tournera vers l’organisation des J.O de 2000. Jusqu'à présent tout allait bien entre Melbourne et Bernie Ecclestone.

Pourtant la semaine dernière, Bernie Ecclestone, menace pour la première fois d’annuler l’événement Australien. Qui observe la menace comme un coup de semonce.

Il faut savoir que le GP d’Australie est stratégique politiquement parlant. Car Ron Walker, le président de l’Australian Grand Prix Corporation (AGPC) est l’un des plus proches alliés du GP d’Angleterre, qui se déroule à Silverstone et auquel, Ecclestone est aussi entré en croisade depuis plusieurs années maintenant.
En sommes, Ecclestone se lave les mains en sachant que son nouvel ex amis Walker a des problèmes financiers avec le circuit de Melbourne et il accuse des pertes importantes tout les ans, qui sont pour le moment comblé par l’Etat de Victoria, mais le contexte politique dans cet Etat change aussi.

L’AGPC a accusé une perte net de 20 millions d’euros pour l’exercice du GP 2007. Les pouvoirs publics veulent trouver une solution, mais la pression écologique empêche beaucoup d’action. Mais d’autre part, la Formule 1 rapporte 80 millions d’euros à la ville de Melbourne, Le dilemme est important.

Il est aussi de notoriété publique que Melbourne paye des frais relativement disproportionné depuis certaines années à Bernie Ecclestone. Sous le prétexte d’une loi anti tabac anticipée, Melbourne paye un surcoût compensatoire de 20 millions d’euros, bref le GP de Melbourne coûte près de 40 millions d’euros par an. Il faut donc trouver une solution pour l’avenir du Grand Prix.

Tout en discutant avec Sydney, Ecclestone propose une course de nuit, sur le modèle de Singapour, qui se vendrait mieux en Europe. Mais là, c’est la politique qui s’en mêle. Tim Holding, ministre du tourisme de l’Etat de Victoria est contre.

Sous la pression, Bernie Ecclestone souhaitait qu’en provocant le gouvernement de Victoria, cela aurait des conséquences sur l’AGPC. Manœuvre perdu et confirmé par Holding : « c’est purement et simplement faux », mais, « Nous ne voulons pas perdre le Grand Prix, mais nous souhaitons également que le prix à payés soit honnête. Il est nécessaire de trouver un compromis. »

Première étape, retarder d’1h30 le départ de la course de 2008.

Deuxième étape, l’après 2010, ou l’on peut penser que Bernie Ecclestone, avec l’atout Sydney dans sa poche, augmente l’allocation de Melbourne encore plus fortement.

Le bras de fer a débuté par la déclaration de Bernie Ecclestone, reste à savoir si il aura, comme d’habitude, raison sur la logique. Après tout, Melbourne coûte de plus en plus chère et l’Etat de Victoria pourrait se lasser des manœuvres de l’argentier de la Formule 1.

3 févr. 2008

Ayrton Senna, 1988-2008 : il y a 20 ans #2

Rio, Vendredi 1er Avril

Senna et Prost furent les plus rapides lors de la séance d’essais non chronométrés du Grand Prix du Brésil, mais ils trouvèrent tous deux leurs voitures difficiles à conduire. La température extérieure grimpa à 40 degrés et, dans l’après-midi, Senna signa 1’30’’218 tandis que Prost, derrière Mansell (Williams) et Nannini (Benetton), en resta à 1’31’’975. Senna : "Nous n’avons eu aucun problème sérieux. Notre voiture est toute nouvelle et nous continuons à la découvrir. Il nous faut donc simplement trouver les bons réglages pour le moteur et le châssis. Il y a de plus en plus d’adhérence sur le circuit et je pense que demain nous pourrons beaucoup progresser."

Rio, Samedi 2 Avril

Senna avait raison, Il s’imposa en 1’28’’096, devant Mansell (1’28’’632) et Prost (1’28’’782). Senna : "J’ai eu beaucoup de chance avec le trafic, mais, il s’agit là d’un détail primordial, nous avons semblé plus compétitifs malgré les inévitables problèmes mineurs que l’on s’attend à rencontrer sur une nouvelle voiture."
Osamu Goto, patron du projet Honda F1 : "Nous sommes ravis de la performance accomplie par Senna avec une nouvelle machine dans sa nouvelle équipe. Nous avons pu trouver la meilleure mise au point du moteur pour la course, mais si les conditions climatiques changent, nous devrons peut-être revoir les réglages."
D’une certaine manière, on en était revenu à 1983, au début de la saison de Formule 3 en Angleterre. La question d’alors se posait de nouveau : qui pouvait battre Senna ?

Rio, Dimanche 3 Avril

Peu avant le début de la course, la pluie cessa. Senna emmena lentement le peloton pendant le tour de chauffe – essayait-il de faire surchauffer les moteurs des autres ?- et, pendant que les voitures s’installaient à leur place sur la grille, il agita les bras hors du cockpit. Derrière lui, de la fumée s’échappait de la March d’Ivan Capelli. Senna avait, lui, un problème de sélecteur de vitesse. Le départ fut repoussé. Pis, un fan se rua sur la voiture de Senna et dut être emmené manu militari par un détachement d’hommes en chemises jaunes.


Senna partirait avec le mulet depuis la ligne des stands. Il regarda les autres passer puis s’élança à fond. Au 2ème tour, il était 19ème. 3ème tour : 17ème ; 4ème tour : 15ème ; 6ème tour : 13ème ; 7ème tour : 11ème ; 8ème tour : 10ème ; 9ème tour : 9ème ; 10ème tour : 8ème ; 12ème tour : 7ème ; 13ème tour : 6ème ; 16ème tour : 5ème ; 17ème tour : 4ème ; 19ème tour : 3ème. Au 20ème tour, il était deuxième derrière Prost. Il rétrograda en sixième position à cause d’un arrêt au stand qui se passa mal. Son moteur cala, il y eut un moment d’agitation frénétique. Il avait été immobilisé pendant 32’01.


Au trente et unième tour, un commissaire de course en uniforme vert tilleul, écouteurs sur les oreilles, s’avança prudemment sur le bord de la piste. Dans sa main droite, un petit drapeau noir. Dans sa main gauche, un grand tableau noir portant le numéro 12, qu’il agitait devant lui comme une cape de matador. Lorsque Senna passa devant lui, l’homme se replia sur l’herbe. C’était fini.
Senna rentra, parla un moment avec les mécanos sans sortir du cockpit, s’extirpa de la voiture et marcha vers la mêlée des stands tout en commençant à retirer ses gants. Il avait été disqualifié pour avoir changé de machine après le premier départ avorté.

Réglementairement, ce n’était pas une deuxième course qui commençait : il n’était donc pas autorisé à utiliser une autre voiture. Prost l’emporta devant Berger, Piquet, Warwick, Alboreto et Nakajima.


Extrait de Ayrton Senna, Pole Passion de Christopher Hilton (édition Solar). Retrouvez l’histoire d’Ayrton Senna dans cette biographie.

A suivre...

2 févr. 2008

Business F1 : l'effet papillon # 4

Microsoft (partenaire de l’ECU) lance une OPA sur Yahoo pour 29,4 milliards d’euros (44,6 milliards de dollars). Cette proposition non sollicitée sera étudiée soigneusement et rapidement.

Le groupe pétrolier américain ExxonMobil (sponsor de Mclaren) a dégagé le plus gros résultat annuel de l’histoire, avec un bénéfice net de 40,6 milliards de dollars (28 milliards d’euros)

(France), L’opérateur mobil Bouygues Telecom a indiqué jeudi être intéressé par Alice, le fournisseur d’accès Internet en passe d’être cédée par Télécom Italia.
Alice compte 900.000 abonnés en France.

Le géant pétrolier anglo-néerlandais Royal Dutch Shell (sponsor de Ferrari), a annoncé ce jeudi une hausse de 60% de son bénéfice net au quatrième trimestre 2007, à 8,47 milliards de dollars (5.8 milliards d’euros).

Le groupe Telecinco, (groupe Mediaset de Silvio Berlusconi) a annoncé qu’il remplacera Mutua Madrinela dans la galaxie des sponsors de Fernando Alonso pour 2008 et 2009.

L’alliance Renault-Nissan a annoncé avoir enregistré des ventes 2007 de 6.160.046 véhicules vendu dans le monde.

BMW fait état d’un chiffre d’affaire record pour 2007. Etablit à 56,02 milliards d’euros.

L’iPhone ne dément pas son succès. 11 semaines après son lancement en Allemagne, DeutscheTélékom (sponsor de BMW Sauber), a annoncé avoir écoulé 70.000 exemplaires.

Le Crédit Suisse (sponsor de BMW Sauber), suscite l’intérêt des fonds souverains. Selon le Sunday Telegraph, des fonds soutenus par le Qatar étudieraient la possibilité de prendre une participation de 5% dans la banque helvétique. Pour un montant de 1,9 milliards d’euros (3 milliards de francs suisses)

1 févr. 2008

Saga des projets avortés : le projet 100% Peugeot

Avant d’équiper l’équipe Mclaren de son moteur V10 3,5L, Peugeot avait un projet très différent : une machine 100% Peugeot.

La présence de Peugeot en Formule 1 c’est décidée au cours de l’été 1993, Jacques Calvet et les membres du directoires du groupe prennent conscience de l’importance du sport pour l’image de la marque. Après avoir gagné en rallyes, rallyes-raids et en championnat du monde des sports protos, la Formule 1 est la suite logique.

Les premières investigations autour d’un moteur Peugeot de Formule 1 remonte une année auparavant, sous l’influence de Jean Todt.

Rapidement Jean Pierre Boudy, le responsable moteur et André de Cortanze, responsable châssis, de la 905 sont mis à contribution pour établir le cahier des charges du projet F1 de Todt. En septembre 92 les plans du moteur V10 A4 sont lancés.

Un premier coup d’arrêt au projet durant l’hiver 92/93 : Ligier refuse de louer sa soufflerie de Magny Cours pour réaliser les tests de maquette de la F1 Peugeot.

Le coup de grâce sera pour le 7 avril 93, le Directoire du constructeur rejette le projet de Jean Todt qui quelques jours plus tard annonce son départ chez Ferrari.

Toutefois le projet de racheter l’équipe Larousse a été émis, mais sans succès non plus.

" Par rapport à un projet 100% Peugeot, soit le moteur et le châssis, un programme moteur représente une économie de l’ordre de 25% ", précise Jean Pierre Jabouille qui a réactivé le projet en juillet 93.

C’est la principale cause de l’avortement du projet de Jean Todt. L’écart des coûts entre le projet 905 et le celui de la F1 était trop important. Et le constructeur ne voulait pas, que le budget consacré à la F1 soit supérieur à celui du programme 905, c'est-à-dire 250 millions de francs.

Un projet 100% aurait représenté un budget de 350 millions de francs environ.

Finalement le moteur A4 a équipé Mclaren en 1994 (avec à l’origine un contrat de 4 ans dont 3 en exclusivité) et De Cortanze a transposé ses projets châssis chez Sauber en 94.

En 2000, le budget de Peugeot pour la F1 était de 260 millions de francs, soit : 180 millions de la part du constructeur et 80 millions de Total.